SYMBOLIQUE
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Introduction

Les armoiries qui illustrent les tuiles de ce jeu, bien qu’elles soient fictives, sont composées selon les règles strictes de l’héraldique (l’art des arrangements formels de figures et de couleurs qui permettent d’identifier facilement l’allégeance de celui qui les porte). Cliquez sur les onglets pour en apprendre un peu plus. Notez que le lexique de l’héraldique est d’un abord difficile; nous nous efforcerons donc d’en éclaircir les points plus obscurs. Et bien sûr, cet exposé ne prétend pas être exhaustif…

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Les formes d’écus

Le mot écu, à l’origine, faisait tout simplement référence au bouclier que le chevalier portait pendant une bataille ou un tournoi. C’est sur cet écu qu’était peint le blason (l’ensemble de formes et de couleurs qui composent les armoiries).

Par extension, l’écu signifie maintenant la forme caractéristique sur laquelle un blason est posé. Les écus sur les tuiles de ce jeu sont de style français du XIIIe siècle, mais il en existe plusieurs variantes.

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Les parties de l'écu

L’écu est divisé, par des lignes imaginaires, en sept parties aux noms plutôt particuliers pour une oreille moderne. Ces termes techniques permettent simplement de décrire avec précision l’emplacement d’un élément sur l’écu. « Dextre » et « senestre » signifient respectivement « droite » et « gauche ». Notez que le flanc senestre se trouve pourtant à droite, et le dextre à gauche. C’est qu’on doit regarder l’écu comme s’il s’agissait d’une personne…

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Les métaux

En héraldique, le jaune et le blanc ont un statut différent des autres couleurs : ils sont considérés comme des « métaux » et portent donc les noms d’« or » et d’« argent ».

Une des règles inaliénables dans la composition d’un blason est qu’on ne doit pas placer un métal sur un métal : on ne verra donc jamais de blason sur lequel une région blanche est en contact avec une région jaune.

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Les couleurs

Il y a cinq couleurs de base en héraldique : le rouge, le noir, le bleu, le violet et le vert. Étant des « métaux » et non des « couleurs », le jaune et le blanc ne font pas partie de cette série.

Les cinq couleurs portent aussi des noms spéciaux : « gueules » pour le rouge, « sable » pour le noir, « azur » pour le bleu, « pourpre » pour le violet et « sinople » pour le vert.

En général, il est interdit de placer une couleur sur une couleur, mais il y a des exceptions.

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La symbolique des métaux et des couleurs

Avec le temps, chaque teinte a acquis une signification conventionnelle.

L’or symbolise l’intelligence, la grandeur et la générosité; l’argent évoque la paix, la pureté et la sincérité. Le « gueules » signifie bravoure, amour et patriotisme; le sable représente constance et tristesse; l’azur symbolise beauté, loyauté et fidélité. Le pourpre et le sinople, plus rares, sont respectivement des symboles de justice et d’espoir.

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Les partitions horizontales

L’écu peut être divisé de plusieurs façons, et les divisions sont le résultat du placement de plusieurs régions colorées. La partition horizontale de base (au centre) s’appelle « coupé ». Une large bande horizontale porte le nom de « fasce », et la répétition de ce motif crée un écu « fascé ».

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Les partitions verticales

L’écu sur lequel est composé un blason reste rarement uni : des divisions créent différentes régions qui peuvent chacune accueillir un élément symbolique des armoiries. La partition verticale la plus simple (au centre) s’appelle « parti ».

Lorsqu’elle est à gauche, on parle d’un écu « senestré »; à droite, d’un écu « adextré ». Une large bande verticale est désignée par le terme « pal », et un écu à plusieurs pals est qualifié de « palé ».

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Les partitions obliques

Les deux partitions obliques de base se distinguent par la direction de la division. Une division simple du haut de l’écu, à droite, jusqu’au bas à gauche « de la dextre jusqu’au flanc senestre »… (souvenez-vous que la gauche est à droite et vice versa!) s’appelle « tranché ».

La division contraire se nomme « taillé ». En bande large, ces divisions deviennent respectivement une « bande » et une « barre ».

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Les recoupements de partitions horizontales et verticales

On peut rendre les divisions de l’écu encore plus élaborées en utilisant sur un même champ deux genres de partitions.

Certaines de ces partitions complexes sont devenues des éléments héraldiques à part entière et portent un nom particulier. Par exemple, un écu coupé et parti (en bas, à gauche) est qualifié d’« écartelé » : les quatre régions ainsi formées peuvent servir de support à des figures, ou encore être divisées à leur tour.

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Les partitions ternaires

Lorsque l’écu est divisé en trois parties, on parle de partitions ternaires. Certaines sont le résultat d’un élément central déposé sur le champ, mais d’autres sont plus complexes. Dans le cas d’un tiercé en pairle ou d’une partition analogue, notez que l’interdiction de placer une couleur sur une autre couleur semble moins rigide. Bien sûr, on peut avancer que les couleurs, dans ce cas, sont simplement placées l’une contre l’autre plutôt que l’une sur l’autre…

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Les animaux

Les quatre animaux qui illustrent cette série de tuiles sont le bélier, l’aigle, le dauphin et le lion. Chacun symbolise un aspect du tempérament chevaleresque.

Le bélier représente l’autorité, l’aigle la bravoure et la noblesse, et le dauphin la célérité. Le lion, que l’on retrouve sur d’innombrables armoiries, est un symbole classique de courage.

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Les astres

On retrouve parfois des représentations d’objets célestes sur un blason. Dans ce jeu, trois des tuiles en sont illustrées.

L’étoile est à cinq branches courbes et symbolise l’intelligence. La lune, généralement en croissant, représente l’autorité et le pouvoir serein sur un monde tourmenté. Le soleil aux multiples rayons dorés est symbole de gloire et de splendeur et est souvent associé à la royauté (Louis XIV, par exemple, l’adopta comme emblème personnel).

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Les animaux mythiques

Sur une série d'écus français modernes, on retrouve une sirène, une licorne, un griffon et un dragon.

Au Moyen Âge, on croyait que ces créatures existaient dans des contrées lointaines. Par un glissement de sens du mythe original, la sirène est associée à l'éloquence. La licorne et le griffon représentent le courage (plus précisément, la licorne symbolise une bravoure exceptionnelle). Le dragon n'est pas un symbole négatif : il évoque la valeur et la protection.

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Les plantes

Quatre des tuiles du jeu sont illustrées d’une plante sur un écu de type suisse, de sinople (vert). La rose d’argent (blanche) symbolise la foi et l’amour. La fleur de lys représente la royauté (les armoiries de la couronne de France sont : au champ d’azur, trois fleurs de lys d’or). Le blé est, bien entendu, symbole d’agriculture et des richesses de la nature. Quant à la vigne, la solidité de ses racines est devenue emblématique de l’amitié durable.

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Les positions des animaux

En héraldique, les positions acceptées d’un animal sur un blason ont depuis longtemps été raffinées, codifiées et étiquetées. Tous les animaux dans ce jeu sont « rampants », un terme qui, dans ce contexte, signifie « cabré, patte senestre sur le sol, les trois autres pattes levées et la queue verticale ».

Au Moyen Âge, c’était souvent la seule position utilisée, mais l’illustration montre plusieurs autres possibilités.

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Description technique d’un blason

Le vocabulaire héraldique peut paraître rebutant, mais il permet une description très précise de toutes armoiries composées dans les règles. L’héraldique décrira toujours le blason de gauche de la même façon : « au champ d’or, un pal de sable ». Comment décririez-vous le blason de droite? Si vous avez répondu « au champ de gueules, un lion d’or, rampant », bravo! Vous êtes prêt à dessiner vos propres armoiries!

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